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Un autre regard pluriel sur la marche de l’Afrique et du reste du monde

Archive mensuelle août 2017

ParRichardMBK

Le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD)

Son Excellence Jacob Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud (au centre), lors de la 33ème Session du Comité des Chefs d’État et de gouvernement chargé de la mise en œuvre du NEPAD, Johannesburg (Afrique du Sud), juin 2015, avec Dr Mayaki, Directeur général de l’Agence du NEPAD, et Dr Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (à sa gauche). Photo credit: Union africaine

Qu’est-ce que le NEPAD?

Le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) , cadre stratégique de l’Union africaine pour le développement socio-économique du continent, est à la fois une vision et un cadre stratégique pour l’Afrique au XXIe siècle. Ce partenariat a été adopté par les Chefs d’État africains lors du 37ème Sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) organisé à Lusaka, en Zambie, en juillet 2001.

Le NEPAD vide à faciliter et à coordonner la mise en œuvre des programmes et projets prioritaires régionaux et continentaux et de mobiliser des  ressources, d’œuvrer à la mise en place de partenariats avec la communauté internationale, les Communautés économiques régionales (CER) et les États Membres africains.

Les objectifs

Le NEPAD a pour ambition de relever les défis majeurs du continent africain, à savoir la pauvreté, le développement et la marginalisation du continent à l’échelle internationale. Il compte quatre principaux objectifs qui se présentent comme suit :

  • Éradiquer la pauvreté;
  • Promouvoir la croissance et le développement durable;
  • Intégrer pleinement l’Afrique dans l’économie mondiale;
  • Accélérer l’autonomisation des femmes.

L’Agence du NEPAD

Le Secrétariat du NEPAD coordonnait, depuis 2001, la mise en œuvre des programmes et projets mais en 2010 il a été remplacé par l’Agence de planification et de coordination du NEPAD (Agence du NEPAD). Cette évolution est le résultat de l’intégration du NEPAD dans les structures et processus de la Commission de l’Union Africaine en application de la décision de la Conférence de l’Union africaine prise en 2010.

La direction stratégique de l’Agence du NEPAD se fonde sur les domaines thématiques suivants :

  • Agriculture et sécurité alimentaire;
  • Changement climatique et gestion des ressources naturelles;
  • Intégration régionale et infrastructures;
  • Développement humain;
  • Gouvernance économique et d’entreprise;
  • Questions transversales — genre, renforcement des capacités, technologies de l’information et communication.

Dans chacun de ces domaines ont vu le jour des programmes complets tels que :

  • le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA),
  • le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA),
  • le programme d’indicateurs africains des sciences, de la technologie et l’innovation (ASTII),
  • l’Initiative des e-Écoles du NEPAD.

Le NEPAD et les Nations Unies

Réunion de haut niveau au Siège des Nations Unies le 13 octobre 2014 sur le thème « L’Afrique que nous voulons : Appui du Système des Nations Unies à l’Agenda 2063 de l’Union africaine », organisée conjointement par le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, la Mission permanente de l’Union africaine auprès des Nations Unies, le NEPAD, la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le Départment de l’information (DPI) et le Secrétariat du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs. Photo ONU/Kim Haughton

Après une dernière évaluation du Nouvel Ordre du jour des Nations Unies pour le développement de l’Afrique dans les années 90, l’Assemblée générale, par sa résolution 57/7 , a mis un terme à ce programme et approuvé le NEPAD comme nouveau cadre d’action pour le soutien international au développement du continent africain.

Par sa résolution 57/300 , l’Assemblée générale a décidé de créer le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, dont le mandat est, entre autres, de coordonner la préparation de rapports clés sur l’Afrique et des activités mondiales de plaidoyer en faveur du Nouveau partenariat.

L’importance donnée à l’appui des Nations Unies au NEPAD a été réaffirmé dans le document final de l’événement spécial du Président de la 68ème session de l’Assemblée générale sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

Le Rôle du Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique

Conformément à son mandat, le Bureau du conseiller spécial pour l’Afrique est le point focal pour les relations entre le NEPAD et les Nations Unies. À cet effet, il joue un rôle primordial dans l’amélioration du soutien des organismes du Système des Nations Unies mais aussi de la communauté internationale pour le développement de l’Afrique, la paix et la sécurité et plus particulièrement la mise en œuvre du NEPAD.

À travers ses activités politiques et analytiques ainsi que l’organisation de réunions, le Bureau vise à :

  • sensibiliser le public aux défis particuliers rencontrés par le continent dans sa merche vers le développement, ainsi qu’aux progrès réalisés par l’Afrique dans la mise en œuvre de ses engagements,
  • mobiliser un soutien international plus fort pour compléter les efforts régionaux et nationaux,
  • forger des partenariats avec le secteur privé et les organisations de la socitété civile, dont la diaspora africaine et les universaitaires, pour utiliser leurs ressources pour la promotion de l’Afrique.

Le Bureau participe aussi à des réunions régionales importantes telles que :

  • la Conférence de l’Union africaine,
  • les réunions du Comité de pilotage du NEPAD,
  • les réunions du Comité des Chefs d’État et de Gouvernement chargé de la mise en œuvre du NEPAD,
  • le Forum du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs,
  • les Conférences conjointes des ministres de l’économie et des finances de l’Union africaine et la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique,
  • ainsi que d’autres réunions internatioanles pour la promotion des priorités de l’Afrique, la participation de parties prenantes importantes, la diffusion d’informations et la mobilisation de soutiens accrus pour le développement du continent africain.

En étroite collaboration avec l’Agence du NEPAD et en application de son madat, le Bureau du Conseil spécial pour l’Afrqiue :

  • coordonne au niveau international lde soutien apporté au NEPAD;
  • agit comme point focal pour le NEPAD au Siège des Nations Unies;
  • prépare les rapports annuels pour le Secrétaire général sur le NEPAD, rapports rendant compte du soutien fournit par le Système des Nations Unies, la communauté internationale, le secteur privé et la société civile à ce nouveau partenariat :

Note: Les deux liens ci-dessous mènent vers le système d’information bibliographique des Nations Unies (UNBISnet). Bien que l’interface de ce site soit en anglais, les documents sont disponibles en français.

En vue d’améliorer la cohérence des efforts et la coordination du soutien du Système des Nations Unies à la mise en œuvre du NEPAD et de ses priorités, le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique organise et préside régulièrement des réunions de l’Équipe spéciale interdépartementale chargée des questions relatives à l’Afrique.

Sous l’égide du Mécanisme des Nations Unies chargé d’assurer le suivi de ce partenariat, le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique contrôle et rapporte les engagements entrepris pour soutenir le NEPAD, ses divers programmes et initiatives.

Par ailleurs, le bureau travaille avec le Département de l’information et le Mécanisme de coordination régionale en Afrique (MCR-Afrique) pour défendre les intérêts du NEPAD à l’échelle internationale.

En collaboration avec le groupe « Africa Investor », le Bureau cherche à encourager les investissements vers le continent en créant un climat et un perception favorables. Pour ce faire, il organise un sommet annuel pour l’inestissement en Afrique, en marge du débat de haut niveau de l’Assemblée générale.

À propos du NEPAD

  • Adopté par les Chefs d’État et de goucernement africains de l’Organisation de l’unité africaine en 2001
  • Ratifié par l’Union africaine en 2002

Objectifs principaux

  • Éradiquer la pauvreté ;
  • placer les pays africains, individuellement et collectivement, dans la voie d’un développement et d’une croissance durables ;
  • mettre fin à la marginalisation de l’Afrique dans le processus de mondialisation ;
  • accélérer l’autonomisation des femmes

En savoir plus sur le NEPAD >>

« La Conférence [de l’Union africaine] […] réaffirme le statut du NEPAD comme vecteur stratégique pour accélérer la mise en œuvre du programme d’intégration régionale de l’Union africaine et renouvelle son engagement à exercer sa forte volonté politique et sa détermination à accélérer la mise en œuvre du NEPAD à tous les niveaux dans le cadre de l’Agenda 2063;

— Décision de la Conférence Dec.579(XXV) 

Coup de projecteur

Infrastructure

Les 51 projets du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) actuellement en cours visent à de bâtir un continent intégré, qui stimule le commerce international, créé des d’emplois et une croissance économique durable.

Agriculture

Le NEPAD a crée le Programme de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), cadre politique panafricain pour la transformation agricole, la création de richesse, la sécurité alimentaire et la nutrition, la croissance économique et la prospérité pour tous. Il est généralement reconnu qu’en Afrique l’agriculture a le potentiel de faire sortir de la pauvreté plus d’individus que n’importe quel autre secteur.

Science et technologie

Photo: Fondation L’Oréal/Julian Dufort

Améliorer l’accès et la qualité de la science et de la technologie à travers le continent est un élément fondamental pour faire progresser le développement des ressources humaines. La science et la technologie offrent une multitude d’avantages au continent. Le NEPAD, à travers son Plan d’action consolidé pour la science et la technologie, travaille pour développer l’innovation, encourager les partenariats, faciliter le partage et l’échange des connaissances et pour améliorer le volume et la qualité de la recherche et du développement.

Documents

Appui du Système des Nations Unies

Le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique coordonne la préparation de rapports du Secrétaire général consacré à l’action que mène le Système des Nations Unies pour l’appui au NEPAD. Pour ce faire, il se base sur des rapports reçus annuellement de diverses entités du Système des Nations Unies.

Directeur général de l’Agence du NEPAD

  • Directeur général actuel: 
    M. Ibrahim Assane Mayaki (Niger): depuis 2009
  • Professeur Firmino Mucavele (Mozambique): 2005 – 2008
  • Professeur Wiseman Nkuhlu (Afrique du Sud): 2000 – 2005

 

 

 

 

ParRichardMBK

Rwanda : un nouveau miracle africain ?

Il y a 20 ans, au sortir du génocide, le pays des Mille Collines était en ruines. Aujourd’hui, les économistes louent les « progrès spectaculaires » enregistrés.

PAR MALICK DIAWARA

Publié le 19/08/2014 à 17:09 – Modifié le 03/04/2014 à 13:23 | Le Point Afrique

Le président rwandais Paul Kagamé à Bruxelles, le 2 avril 2014, au sommet UE-Afrique. © Geert Vanden Wijngaert / AP/SIPA

Qui aurait parié sur le Rwanda après l’épouvantable drame qu’il a vécu en 1994 ? À ce moment-là, les banques sont vides, les récoltes pourrissent sur pieds et les cadavres d’environ 800 000 victimes, essentiellement des Tutsi, minoritaires dans la population, jonchent les rues de toutes les localités ainsi que les champs éparpillés dans le pays. Une partie de la population hutu, ayant largement pris part aux massacres, fuit vers le Zaïre devenu depuis République démocratique du Congo. Les survivants découvrent leurs proches massacrés, leur maison pillée et leur bétail volé ou tué. Vingt ans plus tard, le spectacle est tout autre. Des Rwandais aisés paressent aux terrasses des artères bitumées de Kigali. Dans la capitale, une armée de balayeuses se relaie. Tout paraît en ordre. Est-ce là que réside le germe du « nouvel homme » que le Rwanda veut faire émerger. En tout cas, les économistes sont unanimes pour décrire les « progrès spectaculaires » accomplis par les autorités rwandaises. Issues de la rébellion qui a mis fin au génocide en juillet 1994, elles avaient récupéré un pays exsangue.

Le Rwanda vise à devenir un pays à revenu intermédiaire d’ici à 2020

Que s’est-il passé entre-temps ? « Depuis vingt ans, le PIB par habitant a été multiplié par cinq. Parallèlement, ces dernières années, le taux de pauvreté a baissé d’environ 25 % et les inégalités ont été réduites », indique la Banque mondiale (BM). « Certains appellent ça un triplé en termes de développement », explique Yoichiro Ishihara, économiste à la BM. Le Rwanda vise désormais à devenir d’ici à 2020 un pays à revenu intermédiaire. Comment ? En passant d’une économie encore essentiellement agricole à une économie de services. Cela ne signifie pas pour autant que le Rwanda soit sorti d’affaire. Malgré ses succès et une croissance annuelle moyenne d’environ 8 % de 2001 à 2012, il continue à faire face à des défis à la hauteur de ses ambitions. Il envisage en effet de porter, d’ici à 2018, le PIB à 1 000 dollars par habitant (contre 693 dollars en 2013) et de ramener le taux de pauvreté sous les 30 % contre 45 % actuellement. Surtout, si le Rwanda réduit depuis quelques années les inégalités, il reste le pays le plus inégalitaire de la région, selon le rapport 2013 de la Société internationale pour le développement sur l’état de l’Afrique de l’Est. En outre, le secteur de la construction, moteur de croissance toutes ces années, a été dopé par d’importants marchés publics. Mais désormais, « il est temps de passer au secteur privé », fait remarquer M. Ishihara.

En plus des services, le Rwanda mise désormais sur l’export de matières premières

La nouvelle ambition du pays, qui tire le gros de ses devises du tourisme, est désormais d’exporter ses matières premières (minerais, thé, café…) ainsi que des produits manufacturiers. À cet effet, une nouvelle zone économique spéciale de 98 hectares attire usines et entreprises agroalimentaires. « Le discours actuel est exporter ou mourir« , résume un responsable rwandais souhaitant garder l’anonymat. Parmi les atouts rwandais, une population jeune et éduquée. Environ « 70 % de la population a moins de 25 ans et les compétences sont là », explique Vivian Kayitesi, du Conseil de développement du Rwanda, organisme public. Et d’espérer que cette jeunesse va favoriser la croissance du secteur des services vers lequel les investissements sont passés de 800 millions de dollars en 2012 à 1,4 milliard en 2013.

Le pays doit aussi surmonter des handicaps

Le Rwanda a, certes, das atouts, mais aussi des points faibles. « Le mauvais état des infrastructures, le manque d’accès à l’électricité, enfin une capacité de production limitée constituent des obstacles majeurs à l’investissement privé », note la BM. L’aide extérieure représente environ 40 % de son budget de fonctionnement, indique la BM, qui souligne que les recettes intérieures du gouvernement, bien qu’en hausse, restent en deçà de la moyenne régionale. L’enjeu est donc crucial au regard de la baisse des aides extérieures depuis 2012. C’est qu’entre-temps le gouvernement du président Paul Kagamé a perdu de son aura. Jusque-là, il avait été chouchouté par les bailleurs occidentaux partagés entre un sentiment de culpabilité post-génocide et une certaine admiration pour un dirigeant africain « moderne ». 

Le rôle attribué à Kigali dans la déstabilisation de l’est de la RDC, d’une part, sa responsabilité supposée dans l’assassinat de dissidents à l’étranger, d’autre part, lui ont en effet attiré les critiques de ses plus proches alliés, États-Unis en tête. L’origine suspecte de certaines de ses matières premières est passée par là. Une partie de son coltan, minerai essentiel à la téléphonie mobile, est soupçonnée avoir été extraite illégalement en RDC. Résultat : certains marchés lui sont fermés malgré les dénégations de Kigali qui met en avant sa réputation de bonne gouvernance. « Le débat est clos depuis longtemps », assure le ministre rwandais des Finances. Claver Gatete souligne par ailleurs que le Rwanda a été le premier pays à assurer la traçabilité de ses minerais. « Le pays est aujourd’hui à un tournant », estime un diplomate. « On ne peut enlever vingt ans de succès, c’est magnifique. Mais les dirigeants rwandais pourraient tout perdre s’ils laissent les choses en l’état », explique-t-il en référence aux libertés sacrifiées au profit de la sécurité, de la stabilité et du développement. Au pays des Mille Collines, la méfiance reste donc de mise, car l’orage pourrait se déclarer sans prévenir. 

ParRichardMBK

Quel avenir pour la coopération Afrique-Monde arabe?

En 2014, les exportations des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) vers l’Afrique subsaharienne se sont chiffrées à 19,7 milliards d’USD, soit 2 % seulement des exportations totales du CCG.

 page d’accueil > Afrique 24.11.2016  Mohamed Hedi Abdellaoui  Tunis   

 

AA/ Tunis Mohamed Abdellaoui

Encore une fois une épine vient se planter sur le chemin du rapprochement Afrique-Monde arabe. Le Maroc et huit pays arabes dont l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis se sont retirés du 4e Sommet afro-arabe, tenu mercredi et jeudi, à Malabo en Guinée équatoriale.

Justifiant ce retrait, le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération a contesté la présence d’une délégation du Sahara occidental, dans un communiqué publié mardi soir.

Ainsi, les rapports afro-arabes accusant déjà un grand retard en raison des conflits et de l’instabilité qui minent le Sahara ne font que tourner encore davantage au ralenti, cédant large la voie aux occidentaux et aux grands émergents, tels la Chine, l’Inde et la Russie, selon le penseur et théoricien du post-colonialisme Achille Mbembe.

Interrogé par Anadolu, le chercheur camerounais à l’Université du Witwatersrand de Johannesburg en Afrique du Sud, affirme que les deux partenaires dont les contacts ont précédé de plusieurs siècles l’instauration du régime colonial occidental, n’ont qu’à renforcer la coopération bilatérale en lançant des projets économiques, culturels et militaires communs.

Dans un monde multipolaire, ces partenaires ont intérêt à s’approcher les uns des autres pour résister à la convoitise des grandes puissances, être au diapason des évolutions technologiques et se faire une place dans le concert des nations, dit-il.

Pour Mbembe, la mort du dernier panafricaniste, l’ancien président Libyen Mouammar Kadhafi, qui avait initié « des gestes significatifs en faveur de l’intégration régionale et du rapprochement entre l’Afrique et le monde arabe, n’a fait qu’influer négativement sur le cours des choses ».

Conséquence: «les pays arabes sont plus ou moins absents de la course nouvelle vers l’Afrique », malgré plusieurs atouts favorables à un plus grand rapprochement entre Arabes et Africains, de l’avis de l’analyste camerounais.

Achille Mbembe entend par atouts favorables, des liens arabo-africains qui remontent aux Ve et VIe siècles, puisque le prophète de l’Islam Muhammad (Paix sur lui), lui-même, conseillait souvent à ceux de ses plus fidèles disciples qu’il voulait protéger de trouver refuge en Ethiopie pour échapper à la persécution des païens de La Mecque. D’autant que Bilal le muezzin du même prophète était d’origine éthiopienne.

Mbembe évoque, de surcroît, des configurations géographique et sociale propices au renforcement de la coopération entre deux mondes plus ou moins égaux sur le plan technologique. « Deux mondes qui devraient mettre le cœur à l’ouvrage en s’inscrivant dans la durée pour rattraper leur retard par rapport au monde développé », a-t-il ajouté.

Abondant dans le même sens, Djiby Diakhaté, professeur de Sciences politiques à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), préconise une meilleure présence arabe en Afrique, après « un certain déclin dû, entre autres, à l’intégration des deux régions dans le système capitaliste mondial. Lequel système capitaliste a considérablement affecté les liens qui les unissaient autrefois ».

«Les liens entre Arabes et Africains datent d’une époque lointaine qui a précédé de plusieurs siècles l’instauration du régime colonial occidental en Afrique et dans une partie du monde arabe. Ceci étant, la présence arabe s’étendait du Sénégal jusqu’à la mer Rouge en passant par la Savane et, le long de la Côte orientale, de l’Ethiopie à la Tanzanie. Aujourd’hui, les Arabes y sont presqu’absents, si l’on excepte quelques tentatives de certains pays du Golfe et du Maroc», explique Diakhaté.

A la question de savoir si l’utilisation par les mouvements séparatistes et irrédentistes de l’islam, comme cri de ralliement, ne s’érige en sérieux obstacle devant tout vrai rapprochement entre les deux anciens excellents partenaires, l’analyste sénégalais recommande de mieux toucher les populations en lançant des projets susceptibles d’améliorer leur condition précaire.

«Certains pays riches arabes, notamment ceux pétroliers, accordent des aides aux Etats africains, mais ces aides ne profitent pas aux populations pauvres de la région. Il faudrait plutôt opter pour la décentralisation et servir le développement dans les régions les moins reculées pour gagner la confiance des Africains. Le capital confiance est primordial dans le rétablissement des relations, autrefois excellentes, Afrique-Monde Arabe », explique Diakhaté.

Il fait, par delà, observer que même les craintes éprouvées par certains marabouts vis-à-vis d’ «une vision moderne de l’islam capable d’affaiblir leur contrôle et leur influence sur leurs coreligionnaires», pourraient être amadouées en faisant montre de solidarité et de philanthropie, mais aussi de pragmatisme bien dosé et réaliste, à l’égard de ces Africains livrés à eux-mêmes.

Selon une étude du Fonds monétaire international (FMI), en 2014, les exportations des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) vers l’Afrique subsaharienne se sont chiffrées à 19,7 milliards d’USD, soit 2 % seulement des exportations totales du CCG. Dans le même temps, les importations du CCG en provenance de l’Afrique n’ont atteint que 5,5 milliards d’USD, dont la plus grande partie était destinée aux Émirats arabes unis, notamment à des fins de réexportation.

L’Afrique orientale reste, jusque-là, la région la plus attrayante pour les investissements du Golfe hors matières premières, les secteurs clés étant le commerce de détail et les hypermarchés, l’automobile, la banque commerciale et le tourisme. Le secteur manufacturier en Éthiopie, les loisirs, le commerce de détail et le tourisme au Mozambique et au Kenya, ainsi que l’éducation en Ouganda remportaient également les faveurs des investisseurs du Golfe, d’après une étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dubaï, datant de 2015.

ParRichardMBK

Mobilisation contre le franc CFA en Afrique

MONNAIE

 

Mobilisation contre le franc CFA en Afrique

Par LIBERATION, ( avec AFP) — 8 janvier 2017 à 11:33

Créé en 1945, le franc CFA est la monnaie de quinze pays africains. Issouf Sanogo.AFP

 

Une manifestation contre le franc CFA a eu lieu samedi à travers plusieurs capitales africaines et européennes. Selon les organisateurs, il faut mettre un terme à cette survivance des colonies françaises d’Afrique.

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 Mobilisation contre le franc CFA en Afrique

Dans les rues d’Abidjan, Bamako, Bruxelles, Dakar, Kinshasa, mais aussi Londres, Ouagadougou ou encore Paris, des rassemblements, des manifestations ou des conférences se sont tenus samedi 7 janvier. Dans le cadre d’un appel mondial pour demander la fin du franc CFA.

«Les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale», selon le communiqué transmis à l’AFP à Abidjan. Les organisateurs qualifient l’événement de «mobilisation inédite et historique» et expliquent aussi que le «front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA)» se fera à travers des conférences pour dénoncer «les effets pervers de cette monnaie postcoloniale» et réclamer «la fin de la servitude monétaire».

La monnaie commune à cette zone est depuis 1945 le «franc CFA», qui signifie «franc de la communauté financière africaine» dans l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et «franc de la coopération financière en Afrique centrale» dans la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Créée en 1939, la zone Franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d’habitants. Elle comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores. Le «CFA», autrefois arrimé au franc français, dispose d’une parité fixe avec l’euro. Ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité.

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), l’Ivoirien Tiémoko Koné Meyliet avait affirmé le 23 novembre dernier que le franc CFA «pouvait continuer à servir les économies» des 15 pays qui l’utilisent, rejetant les critiques sur son caractère «désuet».

 

ParRichardMBK

L’Afrique face au nouveau désordre mondial

L’Afrique face à la perspective
d’un nouveau désordre mondial

Par Sayë (Richard) MBOUMA KOHOMM
www.ipa-cause.org
www.cm24news.com

President Donald J. Trump speaks with Secretary of Defense James Mattis and other senior leaders of the armed forces at the Pentagon in Washington, D.C., Jan. 27, 2017. (DOD photo by U.S. Air Force Staff Sgt. Jette Carr)

La 72è Session Ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies qui s’est tenue en septembre dernier à New York est révélatrice d’un nouveau désordre mondial auquel seront confrontés dans la décennie à venir, les 197 pays de la planète.
Dans cette sombre perspective, les discours de Donald Trump et d’Emmanuel Macron illustrent bien chacun à sa manière, les incertitudes lourdes de dangers qui menacent la paix mondiale – si tenté qu’elle en fut intangible – et la précaire stabilité géopolitique maintenue jusque-là depuis 1945.
En effet, ces deux discours exposent deux visions diamétralement opposées : d’une part, l’unilatéralisme « America first » de Donald Trump et de l’autre, un plaidoyer pour le multilatéralisme « à géométrie variable » d’Emmanuel Macron sont, de mon point de vue, deux pièges tendus sur la planisphère des relations internationales.
l’  « American first » de Donald Trump que beaucoup d’analystes qualifient de stupide mais surtout, de contraire aux intérêts fondamentaux autant économiques que géopolitiques des Etats-Unis, en voulant replier l’Amérique de l’ère Trump sur elle-même ! Contrairement à Barack Obama, l’un des meilleurs présidents que les Etats-Unis d’Amérique aient jamais eu (1), résumons brièvement « l’America first » de Trump. Au plan intérieur : diminution du rôle de l’Etat, suppression « d’Obama care », libération des pulsions racistes, construction de murs contre l’immigration etc. Au plan extérieur : annulation des accords de Paris sur le climat, celui avec l’Iran, ceux signés concernant la coopération entre les USA et ses principaux partenaires économiques. Ce qu’il faut savoir c’est que cette vision politique du président américain est soutenue par une majorité d’Américains blancs qui constituent son électorat.
Voyons maintenant en quoi consiste le multilatéralisme prôné par Emmanuel Macron à la tribune de l’ONU : « Mesdames et Messieurs, si mon pays aujourd’hui possède, dans l’ordre des Nations, cette place un peu singulière, cela lui confère une dette, une dette à l’égard de tous ceux qu’on a privés de leur voix. Et je sais que le devoir de la France est de parler pour ceux qu’on n’entend pas. Car parler pour eux, c’est aussi parler pour nous, aujourd’hui ou demain. Et en ce jour, ce sont ces voix oubliées que je veux porter.» Il poursuit plus loin : « Mais notre défi contemporain, celui de notre génération, c’est de savoir le refonder. C’est d’expliquer qu’aujourd’hui, dans le monde tel qu’il va, il n’ya rien de plus efficace que le multilatéralisme. Pourquoi ? Parce que tous nos défis sont mondiaux : le terrorisme, les migrations, le réchauffement climatique, la régulation du numérique, tout cela, nous ne les règlerons qu’à l’échelle de la planète, de manière multilatérale. A chaque fois que nous acceptons que ce ne soit pas le multilatéralisme, alors nous laissons la loi du plus fort l’emporter.
« Parce que, oui, mes amis, consacrer notre vision du monde, c’est par le multilatéralisme que nous pourrons le faire. Parce que cette vision est universelle. Elle n’est pas régionale. Parce qu’à chaque fois que nous avons cédé à certains qui disaient que la place de la femme, c’était l’affaire de quelques-uns, à un certain bout de la planète, mais pas des autres, que l’égalité entre les citoyens, c’était l’affaire d’une civilisation, mais pas d’une autre, nous avons abandonné ce qui nous a rassemblés ici, dans ce lieu, l’universalité de ces valeurs. Là aussi, nous avons cédé, dans certains pays, à la loi du plus fort.
« Parce qu’à chaque fois que les grandes puissances, assises à la table du Conseil de sécurité, ont cédé à la loi du plus fort, ont cédé à l’unilatéralisme, ont pu dénoncer des accords qu’elles avaient elles-mêmes signés, elles n’ont pas respecté le ciment du multilatéralisme qui est la règle du droit. C’est cela ce qui nous a fait, c’est cela qui construit la paix dans la durée.
« Alors oui, aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin du multilatéralisme, non pas parce que ce serait un mot confortable, non pas parce que ce serait en quelque sorte un refuge pour gens intelligents. Parce que le multilatéralisme, c’est la règle du droit, c’est l’échange entre les peuples, c’est l’égalité de chacune et chacun d’entre nous, c’est ce qui permet de construire la paix et de relever chacun de nos défis. »
Mais en même temps, la France maintient toujours des bases militaires au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon, à Djibouti en plus des contingents des opérations de lutte contre le terrorisme au Mali, Niger, Tchad et RCA. Elle avait intervenu militairement il y six ans en Libye et en Côte d’Ivoire pour chasser du pouvoir Mouammar Kadhafi et Laurent Gbagbo. Ces compagnies multinationales exploitent en grande partie les gisements d’hydrocarbures au Gabon, au Congo Brazzaville, en Angola, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Nigeria etc, et siphonne une partie importante des retombés économiques de 15 pays du continent noir par le biais du Franc CFA, une monnaie coloniale mise en place en 1945 par la France, puissance coloniale, fabriquée et gérée depuis lors par le Trésor français ; avec la complicité active des différents dirigeants politiques qui se succèdent au pouvoir depuis les indépendances des dits pays ! Ce qui a pour conséquence, l’appauvrissement de plus en plus grandissant des malheureuses populations locales. Sans compter l’alignement systématique de la diplomatie des pays francophones d’Afrique sur les positions françaises dans les enceintes internationales.
En fait, un multilatéralisme qui serait réservé aux grandes nations de l’hémisphère Nord et la Chine, qui placerait la France au centre du jeu, parlant aussi au nom de l’Afrique, pour le règlement des grands problèmes brûlants présents et à venir que sont la menace nucléaire de la Corée du nord, l’accès à l’arme nucléaire par l’Iran, le terrorisme, l’immigration, le changement climatique… mais aussi la puissance économique de la Chine de plus en plus prédatrice dans tous les continents.
Toutes ces questions constituent aujourd’hui de graves menaces pour la survie des peuples entiers partout dans le monde.
Prenons le cas de la menace nucléaire nord-coréenne : depuis la fin de la guerre de Corée en 1953 et la mise en place d’une zone tapon démilitarisée entre les deux Corées, une sorte de « modus vivendi » s’était installée entre les deux parties de la péninsule. Les tirs de missiles de Pyongyang rompt de facto ce relatif équilibre qui existait jusqu’alors dans cette partie du monde.
Quand Donald Trump dit à l’ONU que si « l’Amérique ou un de ses alliés dans la région (Corée du sud , Japon) subit une attaque de la part de la Corée du nord – un accident n’étant pas à exclure – les Etats-Unis n’auront d’autre choix que de détruire la Corée du nord » – rappelons-nous du « game is over » de George W. Bush avec le déclenchement de la guerre d’Irak, la chute de Saddam Hussein et la naissance plus tard de Daesh, l’escalade verbal – pour le moment – entre Donald Trump et Kim Il Jong Un ne peut qu’être inquiétant. Il peut se terminer au mieux par un dialogue si la Chine, soutien de la Corée du nord, seul pays à avoir les moyens de ramener le dirigeant nord-coréen à la raison, décide d’agir dans ce sens. Ou déboucher sur une crise majeure – voire un conflit – dont les conséquences tant au nord comme au sud de la péninsule, mais aussi au Japon et dans les pays de la sous-région ainsi que leurs ondes de choc sur l’ensemble de la planète sont pour le moment inconnus et imprévisibles.
Et l’Afrique dans tout ça ? En cela, le discours du président Macky Sall prononcé au cours de cette Session annuelle des Nations Unies est de mon sens, intéressant. Que dit-il ? : « Il est temps de ne plus considérer l’Afrique comme un continent du futur, qui se contente de promesses aléatoires que d’autres conçoivent, écrivent et interprètent à sa place. L’Afrique se veut partie prenante d’un présent qui tienne compte de ses intérêts et besoins d’émergence, par des partenariats rénovés et mutuellement avantageux.» Composée de 54 pays petits et moyens aux intérêts politiques et économiques hétéroclites, l’Afrique, en tant qu’entité divergente, ne peut compter que comme actrice négligeable. L’Union Africaine, compte tenu de son organisation actuelle, est une institution sans réel poids diplomatique sur la scène mondiale. Le continent noir est encore considéré par les puissances établies et émergeantes comme la Chine et l’Inde, au mieux, comme pourvoyeur de matières premières, un marché potentiel et gigantesque de consommateurs ; au pire, comme un champs clos de rivalités et de possessions économiques entre Chinois, Indiens, Turques et Arabes, mais aussi et encore Européens et Américains ; comme naguère il fut pourvoyeur d’esclaves il est aujourd’hui, celui d’une main-d’œuvre abondante et bon marché, d’une jeunesse fuyant au péril de leurs vies, une misère effroyable ; un ensemble territorial ravagé par une pauvreté endémique, conséquence directe de la mauvaise gouvernance des Etats.
Pour changer cet état de chose, les 54 pays du continent noir n’ont d’autre choix que de construire une véritable Union des Etats-Nations, qui met en place une organisation institutionnelle unissant toutes ses forces : politiques, diplomatiques, économiques, sociales et civilisationnelles.
On a pas besoin de grands analystes pour voir que l’Union Africaine telle qu’elle existe aujourd’hui, vidée de sa substance par des organisations sous-régionales qui lui font doublon dans plusieurs domaines – essentiels pour l’unité du continent –, affaiblissent son poids géopolitique et sa parole sur la scène mondiale.
L’avenir de l’Afrique s’inscrit dans un impératif d’unité pour faire face aux défis tant intérieurs qu’extérieurs, présents et futurs : nourrir et donner du travail à 2 milliards d’habitants d’ici 2050 ; éradiquer le terrorisme islamiste et les pandémies comme le sida et le paludisme ; éduquer et former une jeunesse dynamique, fer de lance d’une Afrique en mutation ; instaurer des relations d’égalité avec le reste du monde, dans une coopération mutuellement bénéfique. Pour ce faire, le Continent a besoin d’avoir à la tête de ses pays, de nouveaux dirigeants, politiquement éclairés et panafricanistes, pour mener à bien des reformes véritablement révolutionnaires. Karl Max écrivait « qu’il n’y a pas de bonheur sans révoltes ». Révoltes contre des situations d’injustices et d’iniquités, de conditions de vie inacceptables. Encore faut-il en être conscient. C’est ce combat pour la conscientisation des jeunes et des peuples africains aux enjeux qui conditionnent l’avenir de notre Continent que nous essayons de mener au sein de l’Institut du Panafricanisme.

Lire l’article de Louis Balthazar sur le site cm24news.com

Par Sayë (Richard) MBOUMA KOHOMM
www.ipa-cause.org
www.cm24news.com

ParRichardMBK

Forum DAKAR 2017

PRÉSENTATION DU FORUM

Le Forum International de Dakar sur la Paix et la sécurité en Afrique rassemble annuellement de nombreux chefs d’Etats et de gouvernements africains, des partenaires internationaux, ainsi que de multiples acteurs de la Paix et de la Sécurité. Lancé lors du Sommet de l’Elysée de 2013 organisé par la France, La première édition du forum s’est tenue en décembre 2014 à Dakar sous le Haut Patronage du Président sénégalais, Macky Sall, qui a décidé avec enthousiasme d’accueillir ce rendez-vous désormais incontournable.

Les trois premières éditions ont connu un succès international significatif et ont rassemblé quelque 500 participants de haut niveau venus du monde entier. De nombreux échanges fructueux ont contribué à mieux cerner les nouveaux enjeux sécuritaires et stratégiques auxquels fait face le continent. Ils ont permis de faire émerger de nouvelles approches dans les politiques de défense, de sécurité et de développement, et de renforcer les partenariats africains avec les instances internationales. La Quatrième édition du Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique se tiendra à Dakar les 13 et 14 novembre 2017 et sera cette année consacrée aux nouveaux enjeux stratégiques du continent, avec pour thème « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées »